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ARRANGEMENTS – MARIE THAMIN

Publié le 27/10/2026

Du 1er septembre au 31 octobre 2026

A l’Espace culturel l’Hermine - SARZEAU

La série Arrangements de Marie Thamin explore structure, texture, agencement et composition. Ses monotypes aux couleurs subtiles évoquent des architectures improbables, entre nature morte et paysage construit.

 

MARIE THAMIN

Née en 1958 en pays lorientais. Vit et travaille en Centre Bretagne

 

Monotypes

Au départ il y a les balades, en ville, à la campagne ou au bord de mer, et qui s’accompagnent de croquis des éléments forts du paysage, les silos, les hangars, les usines, les blockhaus …. Je créé ensuite de nouveaux univers avec quelques formes, que j’assimile à des fragments de temps, des images qui prennent vie à l’atelier au fur et à mesure des encrages. J’utilise la technique du monotype, procédé d’impression à tirage unique, qui consiste à encrer directement un support, que j’imprime par pressage manuel ou mécanique sur un papier épais au fond préalablement préparé. Ainsi naissent des architectures plus improbables que réelles, tel des espaces à mi-chemin entre la nature morte et le paysage urbain.

Cela frontal qui s’impose dans un gisement de couleurs (mais d’harmonie délicate), vibrations, frémissement au défi de l’opacité de ces plans verticaux comme murs, façades, pignons sur assise ferme dans un espace sombre (ciel chargé d’atmosphère lourde) ou rarement flottants dans l’obscur ; plans sans arrière, nulle perspective et troisième dimension indiquée à peine par superpositions ou diffusion de lumière en effet de pastel comme traces mémorielles dans l’intime espace de l’étrange où tout n’est qu’approche de l’indicible. Ardeur muette du prisme et rien de plus pur ne résonne quand s’ouvre la danse claire des figures dans l’apparente géométrie, ou bien architecture d’un monde à l’équilibre encore flottant : ce furent d’abord des habitacles, des lieux en lesquels on eût pu se mettre en retrait (cabanes, blockhaus, demeures mystérieuses, constructions énigmatiques) puis ce fut l’infranchissable qui se dresse, mais d’un abrupt adouci par un jeu de couleurs qui semble en sourdre, à lui intégré, non plaqué comme peinture sur un support — et s’il y a de la profondeur c’est lui qui ainsi l’assure. Telle est la subtilité du monotype si finement pratiqué en effet de pastel que sur une paroi en écran translucide s’esquissent de nouveaux signes comme le fait l’écriture du vent sur une stèle dressée dans la nuit béante, de telle sorte que toute référence à une figuration est dérisoire nonobstant l’évidente (mais trompeuse) allusion immobilière. Ainsi dans une beauté féconde s’invente la naissance d’un monde sans trace humaine (encore faudrait-il aller voir derrière chaque écran).

Gilles Plazy

 

 

 

Monotypes

Des compositions minimales, des arrangements construits avec des formes simples que je voudrais être des moments de pause. Des silhouettes d'architectures fantomatiques mais présentes qui restent identifiables et semblent libérées sans pesanteur un peu hors du temps. Forme et fond ne s’opposent pas de manière tranchée, mais conjuguent discrètement leurs qualités de lumière et de matière, comme par transparence. Des décors quotidiens qui paraissent inaccessibles et qui flottent dans l'espace comme des moments d'oubli suspendus. Un monde de proximité qui se dérobe à nous et qui renonce à toute explication.

 

Arrangements

Figures récurrentes qui tantôt se frôlent, tantôt s’épousent, les "cabanes" de Marie Thamin s’invitent sans imposer leur présence à la faveur d'un jeu agile entre luminosité et transparence. Elles se fondent ainsi dans un paysage architectural et minimaliste, qui fait la part belle à des couleurs harmonieuses et à un clair-obscur parfait de maîtrise.
Stéphane Bertic

 

Blockhaus

Forteresses d’une fléaudalité insensée, solidaires d’un cap à l’autre pour mitrailler la liberté qui est passée malgré tout entre les lignes, les laissant sans voix à la rancune des ronces, au torchis des tagues et aux taloches des tempêtes, bien seules parfois sur les grèves, points de suspension d’une idéologie qui résiste aux oracles des vents et à la mégie des marées​.

Alain Le Beuze

 

Arbres

''Ce qui n'est pas dans la pierre, ce qui n'est pas dans le mur de pierre et de terre, même pas dans les arbres, ce qui tremble toujours un peu, alors, c'est dans nous. ''

  1. Guillevic

 

 

 

Sources : Arrangements – Marie Thamin

Marie THAMIN monotypes

Marie Thamin

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